Ouverture de la Porte sainte à Neuilly

Vivre le Jubilé de la Miséricorde au pied de la Vierge Noire

Dimanche 13 décembre à Neuilly, les fidèles ont pu franchir le seuil de l’une des six portes jubilaires ouvertes dans le Diocèse à l’occasion de l’Année de la Miséricorde.
La Porte sainte est située dans la chapelle de Notre-Dame de Bonne-Délivrance, 7 boulevard de La Saussaye. Un parcours jubilaire y est proposé pour vivre une démarche spirituelle dans ce sanctuaire où est honorée la Vierge Noire de Paris, une statue miraculeusement préservée des tourments de la Révolution et confiée depuis 1806 aux Sœurs de Saint-Thomas de Villeneuve.
Durant cette année sainte, nous sommes invités à vivre une expérience de pardon ; à Neuilly, Notre-Dame de Bonne Délivrance, autrefois vénérée sous le vocable de Notre-Dame des âmes en peine, nous aide à nous libérer de nos entraves et de notre péché pour entrer dans la miséricorde de Dieu.
                                       Aude-Reine ANOUIL (chancelière du Diocèse de Nanterre)

Congrégation Saint-Thomas-de-Villeneuve
52, boulevard d’Argenson – 92200 Neuilly-sur-Seine
01 47 47 42 20 – www.congregation-stv.org

Ouverture de la Chapelle : tous les jours de 6h30 à 12h15 et de 14h30 à 19h
Confessions : du lundi au vendredi de 18h à 19h

L’ouverture de la Porte sainte en photos :

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Porte sainte, côté transpercé
(extrait de Magnificat janvier 2016, p.205,  Père Bernard Maitte)

Un des soldats avec sa lance lui ouvrit le côté; et aussitôt, il en sortit du sang et de l’eau (Jn 19,34). (…) Ouvrir, c’est bien le sens de la miséricorde. C’est un événement qui a été pleinement révélé lorsque le soldat a ouvert le côté du Christ. Cette ouverture est à jamais définitive; comment pourrai-on penser que l’amour du Christ accompli par la vie de grâce et de miséricorde qui jaillit de son cœur pourrait être tari ou la blessure d’amour refermée ? (…) Il est celui qui peut nous dire encore: Voici que j’ai mis devant toi une porte ouverte que nul ne peut fermer; car, sans avoir beaucoup de puissance, tu as gardé ma parole et tu n’as pas renié mon nom (Ap 3,8).
La liturgie de l’ouverture de l’Année de la miséricorde n’est pas un précepte rituel mais l’expérience de tout homme qui accepte de faire une statio, un temps de contemplation devant le côté transpercé du Christ, devant la porte de sa blessure; c’est alors son cœur qui s’ouvre et parle tandis que ses lèvres ont été fermées sur la croix. (…)
On comprendra dès lors que la miséricorde n’est pas un discours, elle est cet événement jailli pour toujours du cœur de Dieu qui laisse sa blessure à jamais ouverte pour que chacun n’ait plus peur de la franchir. (…)