Un nouveau Curé, septembre 2011

Ci-dessous les éditoriaux parus dans les feuilles d’informations paroissiales de septembre 2011 :

LES PÈRES YVON AYBRAM ET JACQUES TURCK NOMMES PRÉLATS

         Le Pape Benoît XVI a nommé prélats d’honneur le Père Yvon Aybram, vicaire épiscopal et curé de l’Ensemble Pastoral Saint-Jean-Baptiste/Saint-Louis-Bienheureuse-Isabelle-de-France de Neuilly-sur-Seine (jusqu’alors curé de Saint-Cloud), ainsi que le Père Jacques Turck, curé de Saint Etienne–Saint Bruno à Issy-les-Moulineaux et directeur des G.F.U. (Groupes de Formation Universitaire rassemblant des séminaristes qui poursuivent conjointement des études profanes et des études théologiques).
Les Pères Aybram et Turck accomplissent leur ministère comme les autres prêtres du diocèse. Cependant cette distinction veut manifester que l’Eglise a apprécié la manière dont ils se sont acquittés ou s’acquittent d’un service particulier : pour le Père Jacques Turck, celui de directeur du Service National Famille et Société de la Conférence des Evêques de France ; pour le Père Yvon Aybram, celui de vicaire épiscopal pour les fidèles attachés à la forme extraordinaire du rite romain.
Au moment de la réforme des structures de la Conférence des Evêques de France, le Père Jacques Turck, avec une équipe dont il a assuré la cohésion, a permis de créer un service à partir d’identités bien disparates. Il a contribué à ce que s’ouvre par ce service un champ d’observation et de réflexion à des questions de société débordant celui du travail et des conflits sociaux. Aujourd’hui le Service Famille et Société assure toujours plus efficacement un vrai rayonnement de la pensée sociale de l’Eglise.
Avant même que le Pape Benoît XVI donne des directives pour les célébrations selon le rite extraordinaire, le Père Yvon Aybram a su analyser les vrais besoins dans notre diocèse et prendre avec délicatesse et fermeté les décisions et dispositions nécessaires. Avec la collaboration de plusieurs prêtres du diocèse, il permet aujourd’hui que les quelques centaines de fidèles attachés à la forme extraordinaire soient en communion effective avec leur évêque, le diocèse et toute l’Eglise, loin du groupuscule de meneurs qui jadis tentaient de semer la division.
Puisque ces nominations attirent l’attention d’une part sur le service que l’Eglise veut rendre aux familles et dans la société et d’autre part sur la communion dans l’Eglise, nous nous en réjouissons et nous félicitons Monseigneur Yvon Aybram et Monseigneur Jacques Turck.

†Gérard Daucourt, Evêque de Nanterre  –  fip 04.09.2011

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POUR SERVIR AVEC UN CŒUR SANS PARTAGE

Au moment où je commence l’exercice de mon ministère de curé de l’Ensemble pastoral, je salue toutes les familles, toutes les personnes qui vivent dans ces quartiers de Neuilly. Je le fais également pour celles et ceux – et ils sont nombreux – qui viennent travailler ici.
Je suis heureux d’être envoyé parmi vous pour prendre place dans la vie de l’Église telle qu’elle existe dans les paroisses Saint-Jean-Baptiste et Saint-Louis/Bienheureuse-Isabelle. J’espère connaître peu à peu le plus grand nombre d’entre vous : les occasions ne manqueront pas et il ne faudra pas hésiter à les créer…
Mon salut s’adresse en premier lieu à ceux qui participent à la messe dominicale, à ceux qui viennent demander un sacrement ou la prière de l’Église, à tous ceux qui se retrouvent dans les multiples activités paroissiales.
Mais il va également vers les Religieuses de Saint-Thomas-de-Villeneuve dont la présence est tellement significative bien au delà de notre quartier.
Je souhaite encore dire ma cordialité aux jeunes, aux enseignants, aux personnels, aux familles de nos écoles catholiques et à tous les malades et handicapés qu’ils vivent à domicile ou dans un établissement spécialisé.
Comme tous les baptisés, j’aurai à cœur de prier et de célébrer le Seigneur, de témoigner de l’Évangile dans lequel j’ai mis ma foi et de partager avec mes frères pour que l’amour soit la règle de conduite.
Mais, il faut souligner que je viens en chargé de mission puisque notre Évêque m’a nommé « curé » de cet Ensemble pastoral. Ce titre est beau et redoutable puisqu’il désigne celui qui doit prendre soin au nom de l’Église des membres de la communauté afin qu’elle vive dans la paix et dans l’unité comme le veut le Seigneur.
Ensemble, dans le respect des vocations et des charismes des uns et des autres, nous avons à être signe – ou pour le dire autrement, sacrement – du Christ unique Sauveur de l’humanité.
J’ai déjà pu rencontrer les Équipes d’Animation Pastorale que mon prédécesseur avait mis en place et avec qui je travaillerai maintenant : j’exprime ma reconnaissance aux hommes et aux femmes qui acceptent cette année encore de poursuivre la tâche.
Je saisis cette occasion pour manifester ma gratitude au père Paul Delaunay pour tout le zèle pastoral qu’il a déployé depuis 1998 et pour tout ce qu’il a su mettre en œuvre afin de faciliter en tous points mon accueil.
J’associe directement à ce merci, celui que je dois adresser au père Bernard Breton et au père Jacques Combelles avec lesquels je suis heureux de collaborer dans la fraternité sacerdotale.
Se joint à nous le père Jean-Baptiste Sallé de Chou qui arrive à Neuilly après avoir exercé un premier ministère de huit années à Colombes. Il aura, outre la charge de vicaire pour notre Ensemble pastoral, celle de prêtre référent à Notre-Dame de Sainte-Croix et d’aumônier-adjoint à l’université Paris X-Nanterre. De plus, il garde la charge du rassemblement régional des collégiens à Jambville en 2013.
Nous sommes donc 4 prêtres au service de l’Ensemble pastoral.
La prière d’ouverture de ce dimanche nous fait prier ainsi : « Seigneur, accorde-nous de Te servir avec un cœur sans partage ». Puisse-t-il en être ainsi : tel est mon vœu fervent !

Monseigneur Yvon Aybram, Vicaire épiscopal, Curé   –   fip 11.09.2011

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L’INSTALLATION DU CURÉ

Le code de Droit canonique (1983) offre cette définition : « Le curé est le pasteur propre de la paroisse qui lui est remise en exerçant, sous l’autorité de l’Évêque diocésain dont il a été appelé à partager le ministère du Christ, la charge pastorale de la communauté qui lui est confiée, afin d’accomplir pour cette communauté les fonctions d’enseigner, de sanctifier et de gouverner avec la collaboration éventuelle d’autres prêtres ou de diacres, et avec l’aide apportée par des laïcs, selon le droit. » (n° 519).
La mission ainsi définie est belle et redoutable : belle, parce qu’il s’agit de « prendre soin » (c’est le sens du mot « curé ») d’une communauté de baptisés pour qu’elle vive et témoigne de l’Évangile auprès des hommes de ce temps ; redoutable, parce que c’est à un prêtre qui demeure un homme limité et pécheur que cette charge est confiée et qu’il aura à en rendre compte devant le Seigneur…
C’est l’Évêque, successeur des Apôtres, qui vient me présenter et m’installer : il manifeste ainsi l’attachement fondamental qui le relie à notre Ensemble pastoral : sans lui, nous ne pouvons être l’Église !
Cette démarche s’accomplit naturellement au cours de la messe, « source et sommet » de toute la vie chrétienne, ainsi que l’a fortement redit le Concile Vatican II (LG n° 11) …
Je souhaite que le plus grand nombre possible de fidèles puisse participer à cette célébration si riche en symboles. C’est pour nous tous l’opportunité de manifester notre unité. Je vous demande encore de prier pour moi et pour notre communauté et je compte sur votre collaboration.
Le curé se doit avant tout d’être un « fidèle » (le terme n’est pas réservé aux laïcs…) à la foi qu’il a reçue de l’Église au jour où il a été plongé dans la fontaine baptismale. C’est à cause d’elle qu’il a reçu l’appel du Seigneur à la consécration sacerdotale, c’est en elle qu’il a la responsabilité de conforter ses frères. Les paroissiens doivent pouvoir compter sur sa fermeté croyante et sur sa joie de croire.
Voilà pourquoi, à la différence de ce qui se passe habituellement, le nouveau curé – ce jour-là – prononce seul le symbole de Nicée-Constantinople que la tradition ininterrompue nous conserve précieusement depuis le quatrième siècle.
Mais, avant de l’émettre, il devra répondre une nouvelle fois aux cinq questions que lui aura posées son évêque. Ce sont les mêmes que celles qui lui furent posées lorsqu’il est devenu prêtre et auxquelles il répond chaque année avec tout le presbyterium réuni autour de son pasteur pour la messe chrismale, au cours de la Semaine Sainte. Une fois pour toutes, elles ont engagé son existence et il est heureux que l’Église les lui rappellent régulièrement afin qu’il n’en oublie jamais l’importance fondatrice.
– La première question s’adresse au « collaborateur des évêques » qu’il est et qui a la charge de « gouverner » : veut-il « servir et guider sans relâche le peuple de Dieu, sous la conduite de l’Esprit Saint » ?
– La seconde concerne la charge de « l’enseignement » : veut-il l’accomplir « en annonçant l’Évangile et en exposant la foi catholique » ?
– La troisième se rapporte à la charge de « sanctification » : veut-il « célébrer avec foi les mystères (= sacrements) du Christ, selon la tradition de l’église » ?
– La quatrième demande porte sur l’engagement total de sa personne : veut-il s’unir « au souverain prêtre Jésus Christ et se consacrer à Dieu pour le salut du genre humain » ?
– Enfin, il est de nouveau invité à la communion avec son évêque « dans le respect et l’obéissance ».
Pour que j’y sois « fidèle », je vous demande de prier.

Mgr Yvon Aybram, Vicaire épiscopal, Curé  –  fip 18-25.09.2011