Histoire et sens du Carême

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Le Carême est un fondamental de la vie chrétienne : il nous ramène aux fondamentaux de notre foi. Le but du Carême : vivre Pâques, participer à la Résurrection du Christ … (lire la suite ici)

SUR LA ROUTE DU CARÊME

Le nom du Carême renvoie au nombre quarante, riche de signification biblique : il fait penser aux quarante jours que dura le Déluge (Gn 8, 6), ou le jeûne de Moïse se préparant sur le Sinaï à recevoir les Tables de la Loi (Ex 34, 28), ou la marche d’Élie vers le mont Horeb (1R 19, 8), ou encore le jeûne de Jésus après son baptême et avant d’entreprendre sa vie publique (Mt 4, 2 ; Lc 4, 2 ; Mc 1, 12-13). Ce même nombre est aussi celui des quarante années que le Peuple de Dieu passa dans le désert avant d’entrer en Terre Promise.

La quarantaine commencée le Mercredi des Cendres est une longue et belle préparation à la célébration pascale. Dans la pratique de l’Église, il correspond à trois exigences que la liturgie nous fait vivre, ainsi que l’a souligné le Concile Vatican II (Constitution sur la Liturgie n° 109-110 et Décret sur l’Apostolat des laïcs n° 14) :

  1. La préparation des baptisés à la rénovation solennelle de leur profession de foi baptismale ;
  2. La fin du chemin qui conduit les catéchumènes vers leurs baptême, confirmation et première communion ;
  3. La réconciliation des pénitents spécialement grâce à une approche renouvelée du Sacrement de Pénitence.

Chaque année, notre équipe du Catéchuménat accueille des adultes venant d’horizons très différents et qui demandent à devenir chrétiens ou à achever leur initiation par la réception de la Confirmation et/ou de la Première Communion.

À chaque membre de notre Communauté de s’interroger sur la part qu’il prend à l’accueil de ces personnes par la prière, par la participation active aux célébrations qui accompagnent leur progression à Neuilly ou au plan diocésain.

Que ferons-nous pour vivre ou pour mieux vivre le beau sacrement de Pénitence et de Réconciliation au cours des prochaines semaines ?

Bonne route du Carême !

Mgr Yvon Aybram Vicaire épiscopal, Curé

LE SENS DU CAREME

Le Carême n’est pas seulement un temps de sacrifice ou de pénitence, c’est avant tout une invitation à nous concentrer sur l’essentiel : Jésus-Christ. Mais garder ses yeux sur Lui, le suivre et l’imiter, est exigeant. Cela demande de choisir entre la vie d’amour que propose le Christ et nos petits égoïsmes… Le Carême est un temps pour revenir à l’essentiel et considérer le superflu et l’accessoire à leur juste place.

Faire pénitence c’est se détacher de ce qui nous retient, s’ouvrir aux autres et se convertir au Christ pour accéder à la vraie liberté d’aimer comme Lui nous a aimé jusqu’à donner sa vie.

À travers la messe de chacun de ces jours de Carême, l’Église nous donne un nouvel élan pour profiter pleinement de ce temps de Carême.

Source : http://qe.catholique.org/le-careme/895-quel-est-le-sens-du-careme

LA PENITENCE

La pénitence intérieure des Chrétiens peut avoir des expressions très variées. L’Écriture insiste sur trois formes de pénitence :

  1. le jeûne qui exprime la conversion par rapport à soi-même.
  2. la prière qui exprime la conversion par rapport à Dieu.
  3. l’aumône qui exprime la conversion par rapport aux autres.

« Les Catholiques doivent traduire en actes d’une manière habituelle, leur volonté de se conformer à Jésus Christ : tous les vendredis de l’année, soit en s’abstenant de viande ou d’alcool ou de tabac, soit en s’imposant une pratique plus intense de la prière et du partage.

Pendant le temps de Carême, tous les vendredis, en s’abstenant de viande, s’ils le peuvent. Le Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint, ils s’abstiennent de viande, ils jeûnent en se privant substantiellement de nourriture selon leur âge et leurs forces, et ils réservent un temps notable à la prière. » (Les Évêques de France, 1984).

Les dimanches de Carême, et les solennités  (par exemple le 19 mars, saint Joseph) ne sont jamais des jours d’abstinence.

 

À propos de la liturgie : l’Alléluia est supprimé du Mercredi des Cendres jusqu’à la nuit pascale ; avant l’Évangile, un chant d’acclamation le remplace. Les mémoires des saints sont facultatives, seules les fêtes et solennités demeurent. Sauf le Jeudi Saint, on omet le Gloire à Dieu pendant la messe.

LE  JEÛNE

Pour signifier la réalité de la conversion à laquelle le chrétien est convié durant le carême, et pour l’aider à la mettre en œuvre dans sa vie, la tradition chrétienne offre trois moyens concrets : l’aumône, la prière et le jeûne.

La signification du jeûne chrétien est liée au mystère pascal : C’est ainsi que l’ont compris les premiers chrétiens à la lumière d’une parole de Jésus dans l’évangile de saint Matthieu (9, 14) : « Les compagnons de l’époux peuvent-ils mener le deuil tant que l’époux est avec eux ? Mais viendront des jours où l’époux leur sera enlevé ; et alors ils jeûneront. » Se désignant lui-même, ici, comme « l’Époux » de l’Église, Jésus annonce le temps de sa Passion : celui où « l’époux leur sera enlevé ». Ainsi, le jeûne que pratique l’Église signifie son union au Christ dans le mystère de sa mort et de sa mise au tombeau ; mais il est un jeûne d’attente, de vigilance, de joyeuse et confiante préparation à la rencontre du Christ ressuscité. Tel est le grand jeûne pascal du Vendredi et du Samedi saints qui sera rompu dans la nuit de la Vigile pascale.

Chez les catholiques, le jeûne est une caractéristique du carême, observé tout particulièrement le mercredi des Cendres et le Vendredi saint. Pour les autres jours du carême, il est laissé à l’appréciation des fidèles ou des communautés et peut revêtir diverses formes : privation de nourriture et de boisson, de télévision ou de toute autre forme de plaisir, mais il ne peut avoir de sens que s’il permet, dans l’humilité, une ouverture à Dieu et aux hommes. Ainsi le jeûne est-il inséparable de la prière et de la pratique effective de la charité que l’évangile du mercredi des Cendres désigne par le terme d’« aumône ».

Chez les fidèles orientaux, le jeûne fait partie intégrante de la préparation à Pâques et n’est pas lié à des jours particuliers de la semaine. Après une approche progressive de l’ascèse quadragésimale (précarême), les fidèles sont invités tous les jours de la semaine, à l’exception du samedi et du dimanche, à vivre des privations corporelles, qui se caractérisent par un régime alimentaire sobre et particulier.

Rites, fêtes et célébrations de l’humanité, sous la direction de Thierry-Marie Courau et Henri de La Hougue, Bayard, Paris, 2012, p. 253

JEÛNE ET ABSTINENCE

Les catholiques sont tenus au précepte du jeûne le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint et à celui de l’abstinence chaque vendredi.

Le jeûne consiste à faire un seul repas pendant la journée, avec une alimentation frugale le matin et le soir. On ne doit rien manger entre les repas, sauf cas de maladie. Y sont obligés tous ceux qui sont majeurs, jusqu’à l’âge de 59 ans. (cf. CIC, n° 1252)
L’abstinence est le fait de se priver de viande. Y sont obligés tous ceux qui ont accompli 14 ans (cf. CIC, n° 1252).

D’autres formes d’abstinence pour aujourd’hui :
arrêter le chocolat, le Nutella, ou le café, c’est bon pour les enfants, mais aussi pour les grands !
ne pas boire d’alcool ou arrêter de fumer ; pour donner encore plus de sens à ce sacrifice, pourquoi ne pas reverser l’argent ainsi économisé à un projet caritatif ?
désactiver Facebook ou ne plus écouter de la musique à longueur de journée, c’est une façon de faire silence, de se mettre dans l’esprit de retraite du Carême, et de trouver plus de temps pour prier.